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26.02.2008

Renault Koleos : L’as de la mondialisation

Commercialisation au printemps

Trois moteurs de 150 à 175 ch

À partir de 27 000 € (estimation)


medium_renault_koleos.jpg Pionnier du monospace, avec l’Espace lancé en 1984, Renault s’est laissé distancer sur le segment des véhicules de loisirs. Ce n’est qu’au printemps, bien après ses rivaux, que la marque commercialisera son premier 4 x 4. Attendu au Salon de Genève début mars, le Koleos aura dans sa roue le Ford Kuga, qui sera lancé cet été. Il croisera également le Volkswagen Tiguan et, côté tricolore, le duo Citroën C-Crosser et Peugeot 4007. Le Renault se démarque toutefois avec sa longueur de 4,52 m et ses cinq places, contre 4,67 m et sept places pour les jumeaux de PSA. Une compacité appréciable pour partir à l’assaut des villes avec des tarifs logiquement moins élitistes.

Style sans surprise

Très proche du Koleos Concept, révélé à l’automne 2006 au Mondial de Paris, le Koleos de série conserve son hayon incliné qui le démarque d’une concurrence au profil plutôt cubique. Cette particularité le rapproche davantage d’une berline à cinq portes que d’un break. Avec une silhouette aussi dynamique, il est dommage que les designers de Renault n’aient pas été plus inspirés pour le dessin de l’avant.

Le Koleos sera ainsi le dernier modèle de la marque à arborer un museau « type Clio III ». Un anachronisme imposé par le partage d’un maximum d’éléments de carrosserie avec la version du coréen Samsung, baptisée QM5, apparue à l’automne dernier.

Le recours à un partenaire est d’ailleurs devenu une nécessité pour abaisser les coûts de fabrication et maîtriser la technologie 4 x 4 de A à Z. PSA a ainsi relooké l’avant du Mitsubishi Outlander en échange d’un bloc diesel maison envoyé au Japon, où sont assemblés les 4007 et C-Crosser. Renault a, lui, profité de son alliance avec Nissan pour puiser dans la banque d’organes du X-Trail. Quant à la production, elle sera réalisée dans l’usine de Samsung en Corée. De quoi offrir au Koleos de réelles aptitudes en tout-terrain, sans renier sur la philosophie « voiture à vivre ».

Modularité optimale

Traité à la façon d’un monospace, l’habitacle mise sur la luminosité et sur la conduite en position haute. Les adeptes du Renault Scénic, majoritairement ciblés, trouveront aisément leurs marques à bord. Des rangements sont implantés sous le plancher, dans les contre-portes et sur la console centrale, pour un total de 70 l.

Composé de deux parties avec une démarcation sous la ligne des feux, le hayon s’offre à la fois une lunette à ouverture indépendante et une assise pour deux. Utile pour l’arrêt repas en famille lors des départs en vacances.

Avec une contenance de 450 l en version à cinq places, le coffre du Koleos surclasse celui du Scénic court (430 l). Ce dernier prend sa revanche en configuration à deux places : 1 840 l contre 1 380 l pour le tout-terrain. Toutefois, la modularité de ce dernier reste optimale. La banquette se rabat depuis le coffre avec un système similaire à celui de la Laguna Estate.

Transmissions pour tous

Réduite à l’essentiel, la palette de moteurs reprend le diesel 2.0 dCi des Mégane et Laguna. Décliné en 150 et 175 ch, il est livré de série avec une boîte mécanique à six rapports. La version de 150 ch, proposée aussi en simple traction, peut recevoir en option une boîte automatique à six rapports. En essence (disponible en 4 x 4 et 4 x 2), on retrouve le 2,5 l de 170 ch, extrait de la gamme Nissan. Il peut être accouplé à la boîte CVT à variation continue ou, plus classiquement, à une boîte manuelle à six vitesses.

Didier Ric